Utpictura18 - Fiction
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  • Message défilant

    Préparation de la dissertation

    ~  Littérature et brutalité  ~
    Stéphane Lojkine

    ~  Page pratique  ~

    Université de Toulouse-Le Mirail, année 2006-2007
    UE 4 : LM0004. Littérature comparée, 1ère année, 2e semestre
    Cours de M. Lojkine, le mardi de 14h à 16h, salle 215. Première séance mardi 13 février 2007.



    Consulation des copies de mai :
    Les étudiants pourront consulter et emporter leurs copies de littérature comparée et de linguistique auprès de Mlle LEBELLEC, mardi 5 juin, mercredi 6 juin et jeudi 7 juin 2007, à la Maison de la recherche (derrière la BU), bureau C616 (6e étage, prendre l’ascenseur à gauche en entrant, entrée côté BU), de 10h à 12h et de 13h30 à 17h.


    Partiel de mai :
    Mardi 15 mai 2007, 13h30-17h30.
    Sujet : Dans L’Espace littéraire, Maurice Blanchot écrit : « Parler, c’est essentiellement transformer le visible en invisible, c’est entrer dans un espace qui n’est pas divisible, dans une intimité qui existe pourtant hors de soi. » (1955, Idées/Gallimard, p. 184.) Apr&eagrave;s avoir dégagé le caractère profondément paradoxal de cette affirmation, vous vous demanderez dans quelle mesure elle définit ce qu'il en est de tout dispositif de récit. Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoievski, Clarisse de Richardson.
    31 mai 2007 : les copies sont corrigées et les notes saisies sur Apogée. La moyenne a été établie comme suit : devoir à la maison, ½, contrôle terminal, ½. Quand cela était avantageux pour l’étudiant, la note de devoir à la maison a été remplacée par la moyenne entre devoir à la maison et contrôle de lecture.


    Dissertation à rendre pour le 27 mars 2007 :
    Expliquez et commentez ces propos d’un critique contemporain : « La violence pour se montrer exige une scène, car elle promeut un sens et appelle la représentation. En revanche la brutalité est sans visage, sans parole ni sens. Elle ne s’exhibe pas sur une scène, ne se cache pas derrière un écran. Issue de la combinaison d’une force et d’un hasard, elle ne se constitue même pas en événement. Elle est un trou, un blanc, dans la représentation. » (Brutalité et représentation, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2006, p. 20.)


    Enjeu théorique du cours :
    Tout récit littéraire construit une représentation : il s’éloigne alors nécessairement du réel dont il est censé rendre compte. La représentation suppose un sens et une mise en forme, une organisation de la matière du récit. Elle s’oppose ainsi radicalement à la brutalité, qui surgit dans le réel sans intention ni signification. Or précisément parce qu’elle récuse toute mise en scène, la brutalité constitue le cœur, l’enjeu et la justification du récit littéraire. Viols, meurtres, attentats : voilà de quoi parle la littérature. Ne pouvant en restituer immédiatement la brutalité, elle construit pour en rendre compte le dispositif de ses récits.

    Œuvres étudiées (respecter les éditions indiquées) :
    Gaston LEROUX, Les Aventures extraordinaires de Rouletabille reporter, tome 1, éd. Francis Lacassin, Laffont, Bouquins, 1988
    Fédor DOSTOÏEVSKI, Les Démons, trad. André Markowicz, Actes sud, Babel, 1995 (3 volumes)
    Samuel RICHARDSON, Lettres angloises ou Histoire de Miss Clarisse Harlove, trad. Antoine-François Prévost d’Exiles (texte fourni en cours)

    Lectures critiques :
    Roland BARTHES, Essais critiques, Préface (texte fourni en cours)
    Mikhaïl BAKHTINE, La Poétique de Dostoïevski, trad. Isabelle Kolitcheff, Seuil, 1970
    Brutalité et représentation, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2006